Révélations dans la Parole

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Ne donnez pas les choses saintes aux chiens

par Jean-Louis Coraboeuf

« Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu'ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent [strépho] et ne vous déchirent [rhegnumi] » (Matthieu 7:6).

Selon la Torah, le chien fait référence à l'homme qui se prostitue en faisant des compromis avec l'ennemi, et qui, de ce fait, est en abomination à l'Eternel (Deutéronome 23:17-18). Cette prostitution spirituelle est caractérisée par l'infidélité envers Dieu en vue d'obtenir un gain, "Dans la cité prostituée, chacun aime les présents et court après les récompenses" (Esaïe 1:21-23). Mais Dieu n'accepte dans Sa Maison ni le salaire de la prostituée, ni le prix (le gain) d'un chien (Deutéronome 23:18). C'est pourquoi Jésus-Christ dit à son Eglise, "Les chiens, les magiciens, les débauchés, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge n'entrerons pas par les portes de la Jérusalem céleste" (Apocalypse 22:14-15).

Selon le Psaume 22, lorsque Jésus se trouva sur la croix, les chiens l'environnaient comme une bande sans pitié. Mais Dieu n'a pas laissé Son Fils au pouvoir de ces chiens qui L'auraient déchiqueté avant même qu'Il s'offre en sacrifice vivant sur la croix. Et s'ils ont cependant percé ses mains et ses pieds, et partagé sa tunique (Psaume 22:17-22), c'est afin que les Ecritures seules s'accomplissent. Jésus a aussi dit, "Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens" Matthieu 15:26) car il sait que le chien peut retourner à son vomi (Proverbe 26:11), c'est-à-dire retourner à l'état sauvage. Celui-ci peut donc avoir l'apparence d'une brebis, mais être un faux-prophète qui se comporte en loup ravisseur (Matthieu 7:15).

"Ne donnez pas des choses saintes aux chiens, de peur qu'ils ne les foulent aux pieds", celui qui se prostitue spirituellement, à cause du profit qu'il en tire, méprise la grâce de Dieu, c'est-à-dire la repentance et le pardon qu'il considère comme des ennemis à combattre. Un tel homme s'appuie sur son ancienne nature, la chair non crucifiée, pour en tirer ainsi un avantage (Philippiens 3:2-7), alors qu'il devrait, comme Paul le fit, considérer ces choses comme une perte ! (Philippiens 3:8). Puis enfin, si cet homme se retourne, c'est-à-dire s'il se détourne de Dieu, il déchire ses frères et soeurs en laissant éclater une parole contre eux [rhegnumi]. L'apôtre Pierre dit de cet homme, "Sa dernière condition est pire que la première. Car mieux valait pour lui n'avoir pas connu la voie de la justice, que de l'avoir connue et de se détourner du saint commandement qui lui avait été donné" (2 Pierre 2:20-21).