Révélations dans la Parole

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Le baptême, Chemin de Jésus

par Jean-Louis Coraboeuf

« Jean avait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins. Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Les habitants de Jérusalem, de toute la Judée et de tout le pays des environs du Jourdain, se rendaient auprès de lui ; et, confessant leurs péchés, ils se faisaient baptiser par lui dans les eaux du Jourdain... Alors Jésus vint de la Galilée au Jourdain vers Jean, pour être baptisé par lui. Mais Jean s'y opposait, en disant : C'est moi qui ai besoin d'être baptisé [baptizo] par toi, et tu viens à moi ! Jésus lui répondit : Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste. Et Jean ne lui résista plus » (Matthieu 3:4-6,13-15).

Jésus se fit baptiser par Jean-Baptiste, bien que ce dernier résista au début. Mais c’est de cette manière que le plan parfait de Dieu devait s'accomplir afin que Jésus-Christ soit le premier en toute chose (Colossiens 1:18). L'apôtre Pierre écrivit à propos de l'arche de Noé et du déluge, "C'était une figure du baptême qui vous sauve [sozo, sauver, délivrer, préserver], à présent, et par lequel on ne se débarrasse pas des impuretés du corps, mais qui est une demande [épérotèma] à Dieu d'avoir une bonne conscience, par la résurrection de Jésus-Christ" (1 Pierre 3:21 Interlinéaire). Le mot grec épérotèma signifie demande, gage ; Pierre considère donc que le baptême déclenche une requête auprès de Dieu afin de libérer notre conscience de toute contestation future de la part de l'ennemi de notre âme.

Bien que Dieu usa de patience envers les contemporains de Noé, ils refusèrent de croire celui-ci et se moquèrent de Noé (2 Pierre 2:5). Les eaux du déluge délivrèrent donc 8 âmes de la mort certaine, mais libérèrent aussi leur conscience en détruisant tous leurs accusateurs ainsi que leurs chefs d'accusation. Ce n'est pas le baptême qui sauve par lui-même car nous sommes sauvés par notre foi (Ephésiens 2:8), mais il nous identifie à la résurrection de Jésus-Christ, et il génère une demande auprès de Dieu pour que Celui-ci lave notre conscience de notre passé et de toutes les accusations portées contre nous.

Jean-Baptiste baptisait du baptême de la repentance et préparait le Chemin de Jésus. Le baptême est donc un acte légal du Royaume de Dieu ; ce fut le Chemin de Jésus, c'est aussi le nôtre. Ainsi le baptême nous associe à la mort et à la résurrection de Jésus-Christ afin que nous puissions marcher de façon nouvelle avec Christ (Romains 6:4). Le baptême par immersion n'est pas une option dans la vie du chrétien, mais un appel à obéir à Dieu pour suivre Jésus-Christ. Et si nous avons été unis à Lui dans la conformité à sa mort, nous le serons aussi lors de notre résurrection (Romains 6:5) au moment de l'enlèvement de l'Epouse.