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Les fêtes de l'Eternel

Jean-Marc Thobois



Quelle importance ce sujet peut-il avoir pour le chrétien ?

Selon certains en effet, « nous ne sommes plus sous la loi, mais sous la grâce » et par conséquent toutes ces questions rituelles « évoquées » dans l’Ancien Testament ne nous concernent plus.

D’autres pourront craindre en abordant la lecture d’un tel ouvrage qu’on cherche à « judaïser », à revenir sous la loi. Toutes ces raisons pourraient entraîner de nombreux chrétiens à se désintéresser totalement d’un pareil sujet.

Pourquoi donc écrire au sujet des fêtes de l’Eternel ?

Nous lisons dans l’épître de Paul aux Thessaloniciens que ces fêtes, tout comme les autres rites décrits dans la Torah (le Pentateuque), étaient l’ombre des choses à venir et la réalité dans le Messie.

L’ombre des choses à venir évidemment n’est pas la réalité, mais elle nous conduit vers la réalité et nous permet de mieux la comprendre. C’est la raison pour laquelle il nous est parfois difficile de saisir la réalité, parce que nous n’avons pas réalisé le sens prophétiques des fêtes de l’Eternel. C’est justement ce sens que nous voulons essayer de définir pour que nous puissions arriver à saisir la réalité qui est dans le Messie. Il n’est donc pas question de revenir « sous la loi », encore moins de « judaïser », mais bien au contraire, de mieux comprendre notre foi chrétienne, de mieux connaître les racines qui nous portent dont parle l’apôtre Paul et par conséquent, de mieux réaliser tout ce que nous avons dans l’alliance réalisée par le Messie Jésus.

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Les fêtes ne sont pas exactement ce que nous entendons par ce mot dans notre langue française. Elles sont en fait qualifiées en hébreu de « moadim », mot qui signifie littéralement « temps mis à part », temps fixé par Dieu pour un rendez-vous avec son peuple.

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Certes, on peut rencontrer Dieu en tout temps et en tout lieu, mais il y a, comme le dira le prophète Esaïe au chapitre 45, des temps favorables, des temps où l’homme met son cœur tout entier dans une recherche de Dieu et prend les moyens pour cette recherche. Et c’est cette réalité psychologique de l’homme que Dieu a prise en compte en fixant à son peuple ces rendez-vous annuels qui marquent le cycle de l’année.

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Lorsque nous lisons Ephésiens 2, nous nous rendons compte que la culture biblique n’est pas une culture étrangère pour le chrétien. La culture n’est pas, comme on le pense notamment dans les milieux évangéliques, quelque chose de neutre. Mais la culture biblique est la seule culture qui ait une approbation divine.

Toutes les autres cultures sont le reflet de la civilisation qui les a élaborées et par conséquent toutes ces cultures sont plus ou moins marquées par le péché. Seule la culture biblique, qu’elle ait été ou non appliquée par le peuple d’Israël, ou qu’elle l’ait été imparfaitement, ne change rien au fait que c’est la seule culture que Dieu reconnaisse et que Dieu approuve et qui soit remplie de toute la sagesse de Dieu.

Certes, il est bien clair et il est bien évident que le non-juif n’est en rien obligé par cette culture, par ces traditions et par ces rites. Il est bien clair selon l’enseignement du Nouveau Testament que nous n’avons pas à pratiquer ces choses d’une manière précise comme le peuple d’Israël devait le faire, ne serait-ce que parce que l’essentiel de ces rites ne peuvent être accompli d’une manière véritable que sur la terre d’Israël.

Mais, nous avons à apprendre, à comprendre le sens profond, le sens spirituel de ces choses.
Nous avons à en comprendre, non seulement la signification spirituelle, mais aussi leur sens prophétique, ce qui nous permettra de mieux connaître la culture dans laquelle nous sommes impliqués car, qu’on le veuille ou non, à partir du moment où quelqu’un se tourne vers Jésus le Messie d’Israël, autant que le Sauveur des nations, il va devoir acquérir un minimum de culture biblique, c’est-à-dire de culture juive, sinon, il va rester étranger à sa foi, or nous dit Paul en Ephésiens 2 : « Vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors, mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu ! » En tant que chrétiens des nations, nous sommes greffés sur l’olivier d’Israël et par conséquent sur les racines d’Israël et notre foi ne peut nous être compréhensible que dans la mesure où nous comprenons ce que sont les racines qui nous portent. C’est le but de cet ouvrage, nous aider à mieux comprendre nos racines et par conséquent à porter davantage de fruits.