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Tsédaka



Tsédaka est un mot hébreu qui est généralement traduit par 'charité', bien qu'il soit issu d'une racine signifiant 'justice' (צדק, tsedek). Dans le Judaïsme, Tsédaka fait référence au devoir religieux de faire la charité et des actes philanthropiques, sur lesquels le Judaïsme met l'accent comme étant une partie importante de la vie religieuse ; la tradition Juive ajoute que la seconde chose importante de la Tsédaka est de faire des dons anonymes à des bénéficiaires inconnus. Contrairement à la philanthropie, qui est tout à fait volontaire, la Tsédaka est vue comme un devoir religieux qui doit être effectué selon nos possibilités financières, et même par les pauvres ; la Tsédaka est considérée comme étant une des trois principales oeuvres qui garantissent le pardon des péchés et l'annulation des mauvais jugements (l'aumône en Matthieu 6:1-4, la prière en Matthieu 6:5-15 et le jeûne en Matthieu 6:16-18).

Selon la Torah, les agriculteurs doivent laisser un coin de leur champ non moissonné, et ils ne doivent même pas essayer de glaner ce qui a été oublié dans le champ lors de la moisson (Lévitique 19:9, Lévitique 23:22, Deutéronome 24:19). Dans d'autres passages, la Torah ajoute que, dans les vignes, quelques grappes doivent être laissées (Lévitique 19:10), les oliviers ne doivent pas être secoués plusieurs fois, et que, quelque soit le reste de cette première récolte, il doit être laissé (Deutéronome 24:20). Selon la Torah, ces restes sont laissés pour le pauvre et pour l'étranger (Lévitique 19:10 et Lévitique 23:22).

En pratique, la plupart des Juifs effectuent la Tsédaka en donnant une part de leurs revenus à des institutions charitables ou à des personnes dans le besoin qu'ils peuvent rencontrer ; cette dernière forme de don est perçue comme non possible par beaucoup de Juifs de nos jours, alors que l'obligation de la Tsédaka nécessite de donner quelque chose. Des actes de Tsédaka sont aussi effectués à des occasions particulières ; aux mariages, le marié et la mariée font traditionnellement un don à une oeuvre de charité pour symboliser le caractère sacré du mariage ; à la Pâque Juive, jour important dans la tradition Juive, il est de tradition d'accueillir à sa table les étrangers qui ont faim ; à Pourim, dans le Judaïsme Orthodoxe, c'est considéré comme une obligation pour chaque Juif de donner de la nourriture aux autres personnes, de façon suffisante pour faire un repas, afin de faire croître le bonheur pendant tout le mois.