Lexique

(Index Français)

(Index Original)

 

 



Soukkot



La fête de Soukkot est l'arrière-plan des chapitres 7 et 8 de l'Evangile de Jean. En Jean 7:2, c'est la fête des Tabernacles (demeures temporaires). Les hommes Juifs étaient dans l'obligation d'aller à Jérusalem. Lévitique 23:33-42, Nombres 29:12-39 et Deutéronome 16:13-16 prescrivent en détail Soukkot. Cette fête commence le 15ième jour de Tishri, soit cinq jours après le Jour du Pardon (Yom-Kippur), et dure sept jours, avec un huitième jour qui est un jour de repos supplémentaire. Cette fête tombe donc à la fin de Septembre ou en Octobre. Les familles construisent des cabanes avec des branches de palmier, partiellement ouvertes sur le ciel, pour rappeler la providence de Dieu envers Israël pendant les quarante ans d'errance dans le désert et de vie sous des tentes.

Cette fête célèbre aussi les récoltes qui arrivent, comme cela se doit, à la fin de l'été, afin que ce soit un temps de remerciements. En observance de la fête, les gens apportaient au Temple un "citron", le fruit du citronnier représentant un fruit de la Terre Promise, et agitaient des branches de palmier, de myrte et de saule liées ensemble ; aujourd'hui c'est est pratiqué dans les synagogues.

Cette fête est prophétiquement reliée à la fête des nations, comme l'écrit Zacharie :

« Tous ceux qui resteront de toutes les nations venues contre Jérusalem monteront chaque année pour adorer le roi, l’Eternel des armées, et pour célébrer la fête des tabernacles. S’il y a des familles de la terre qui ne montent pas à Jérusalem pour adorer le roi, l’Eternel des armées, la pluie ne tombera pas sur elles. Si la famille d'Égypte ne monte pas, si elle ne vient pas, la pluie ne tombera pas sur elle ; elle sera frappée de la plaie dont l’Eternel frappera les nations qui ne monteront pas pour célébrer la fête des tabernacles. Ce sera le châtiment de l'Égypte, le châtiment de toutes les nations qui ne monteront pas pour célébrer la fête des tabernacles » (Zacharie 14:16-19).

Bien sûr cela fait référence à l'ère messianique, lorsque le monde entier sera monté contre Jérusalem et aura été vaincu : à la lumière du Nouveau Testament, comprenons que cela prendra place après la seconde venue de Jésus le Messie. Les Rabbins du Talmud reconnaissaient le lien de cette fête avec les nations (les gentils), en parlant des soixante-dix taureaux (13+12+...+7) exigés par Nombres 29:12-34 pour les sacrifices durant les sept jours de la fête. Le rabbin El'azar a dit "à quoi correspondent ces soixante-dix taureaux ? Aux soixante-dix nations" (Sukkah 55b). Selon la tradition rabbinique, le nombre usuel des nations païennes est soixante-dix : les soixante-dix taureaux sont donc le sacrifice d'expiation pour elles.