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Hatikvah



L'Hatikvah (hébreu הַתִּקְוָה, "L'espoir") est l'hymne national Israélien. Cet hymne fut écrit par Nafti Herz Imber, un Juif originaire de Galicie en Europe Centrale, qui émigra en Palestine dans les années 1880. Le message sous-jacent de cet hymne est l'espoir, c'est-à-dire le souhait des Sionistes d'arriver un jour à une indépendance nationale sur la Terre d'Israël. Ils appelèrent l'une des premières implantations d'Israël, Petah Tikva (Porte de l'Espoir), probablement parce qu'ils exprimaient ainsi le genre de pensées et de sentiments des Sionistes.

Lorsque l'Etat d'Israël fut déclaré en 1948, l'Hatikvah fut proclamé officieusement hymne national. Il ne devint officiellement l'hymne national qu'en Novembre 2004, lorsqu'il fut ratifié par la Knesset par un amendement de la "loi sur le drapeau et les blasons" (maintenant appelée "loi sur le drapeau, les blasons et l'hymne national").

Dans son interprétation moderne, le texte de l'hymne n'inclut que la première strophe et le refrain du poème original. L'élément le plus significatif des autres strophes (cet espoir de retourner à Sion est maintenant accompli) est l'établissement d'une nation souveraine et libre en Erets Israël.

La mélodie de l'Hatikvah est inspirée de "La Mantovana", un chant italien du 16ième siècle. L'adaptation moderne de la musique de l'Hatikvah est supposée avoir été composée par Samuel Cohen en 1888. Il rappela, lui-même, des années plus tard qu'il avait adapté cette mélodie d'un chant folklorique roumain possédant quelques éléments structurels communs à l'Hatikvah.

L'Hatikvah est écrit en clé mineure, ce qui est souvent perçu comme un ton plaintif et donc rarement utilisé dans les hymnes nationaux. Cependant, comme le titre (L'espoir) et les mots le suggèrent, la portée de ce chant est un soutien et un encouragement pour l'esprit du Sioniste.

Voici le texte actuel (la première strophe et le refrain corrigé du poème d'origine de neuf strophes) en hébreu, avec la phonétique et la traduction.

כל עוד בלבב פנימה
נפש יהודי הומיה,
ולפאתי מזרח קדימה,
עין לציון צופיה,

Kol od balevav penima
Nefesh yehudi homiya,
Ulfa'ate mizrakh kadima
Ayin letsion tsofiya.

Tant qu'au fond du cœur
l'âme juive vibre,
vers les confins de l'Orient
un œil sur Sion observe.

עוד לא אבדה תקוותנו,
התקווה בת שנות אלפים,
להיות עם חופשי בארצנו,
ארץ ציון וירושלים

Od lo avda tikvatenu
Hatikva bat shnot alpayim,
Lehiyot am hofshi be'artsenu,
Erets Tsion ve'yeroushalayim.

Notre espoir n'est pas encore perdu,
l'espoir de deux mille ans,
d'être en peuple libre sur notre terre,
terre de Sion et de Jérusalem.